Qui comme Ulysse – Georges Flipo

Qui comme Ulysse de Georges Fipo Ne demande pas ton chemin à quelqu’un qui le connaît, tu risquerais de ne pas te perdre
– Rabbi Nachman de Breslau –

Telle est la citation en incipit de ce livre qu’un collègue de boulot m’avait recommandé alors que nous discutions de mes longs congés à venir, et donc de voyage.

Un recueil de nouvelles, j’ai toujours un peu peur d’être déçu, que l’histoire se termine trop vite ! Et puis finalement, c’est très agréable à lire, une courte histoire, des portraits rapides, le besoin d’être clair et concis. Appréhension totalement infondée donc.

Et ce fût le cas avec ce recueil : on voyage allègrement d’une nouvelle, d’un continent à l’autre. Pas le temps de défaire le sac, une nouvelle aventure vous attend à la prochaine page. Les histoires sont bien ficelées, et le voyageur se retrouve alors face à lui-même dans un contexte qu’il ne maîtrise pas. Elles rappellent aussi des souvenirs de voyage, ou bien les situations narrées vous en rappellent d’autres, vécues celles-là…

J’ai bien aimé « Un éléphant de Pataya », qui se passe en Thaïlande donc, avec un européen confronté malgré lui au tourisme sexuel, et aussi « La partie des petits saints », avec ce maître des échecs qui se fait battre par un type quelque part au fin fond de l’Equateur (et de quelle manière !). Et d’autres encore, le gardien de phare breton qui voyage à sa manière… Vraiment un bon recueil de nouvelles pour se changer les idées.

Georges Flipo est nouvelliste pour la radio (Radio France, France Bleu). Il a publié 3 recueil de nouvelles et un roman.

SED – Stream EDitor

sed SED (ou Stream EDitor) est un éditeur non-interactif, un outil en mode commande très puissant, qui fait partie des « Unix tools » depuis la nuit des temps (1973). On peut également trouver une version windows.

Pourquoi en ai-je eu besoin ? Voulant personnaliser un site web généré automatiquement par Gramps (un logiciel de généalogie), il me fallait pouvoir remplacer un mot par un autre, et ceci dans plusieurs fichiers situés dans une multitude de sous-répertoires.
Je reviendrai probablement sur Gramps plus en détail dans un autre article, car c’est vraiment un bon logiciel.

Le site web de Gramps

Le site web en question liste en plusieurs onglets les noms de famille, les individus, les lieux, les sources, une galerie photo (si vous en avez ajouté). Et une fois un individu sélectionné, ses données sont listées, et un mini arbre de ses ascendants affiché. Plutôt pas mal.

Mais voilà, je voulais y ajouter l’arbre généalogique complet, un document au format PDF (Acrobat) également réalisé à l’aide de Gramps.
Après quelques recherches, je vois que Gramps permet affectivement d’ajouter un onglet à la génération du site et d’y mettre le texte que l’on souhaite, soit exactement ce qu’il me fallait ! Hélas, il nomme (très arbitrairement) ce nouveau premier onglet « Souche« . Et moi je voulais qu’il s’appelle « Arbre« .

J’ai commencé par modifier manuellement les quelques fichiers .html à la racine du site, puis je me suis rendu compte que le mot en question existait sur chaque page html dans une multitude de sous-répertoires générés par gramps lors de la création du site. Impossible à faire à la main.

Le script

C’est là qu’intervient sed, l’éditeur de flux ! un éditeur non interactif donc, et qui va éditer les fichiers indiqués, les lire ligne par ligne, et y apporter les modifications demandées. Puissant, non ? Vous lui dites ce que vous voulez modifier dans les fichiers, et il le fait. Il gère les expressions régulières, peut supprimer, ajouter, substituer, trier, bref à peu près tout ce que l’on peut avoir besoin de faire sur un ficher texte.

J’ai donc commencé par lire un article de Linux magazine sur cette commande, pratiqué un peu, et suis parvenu très facilement à faire ce que je voulais… mais dans un seul répertoire ! Et pas un mot dans l’article pour faire la même chose sur une arborescence de fichiers.
Après quelques recherches sur le net, il faut finalement utiliser conjointement la commande find, et créer un petit script (info trouvé sur la page FAQ de sed, vraiment très complète).

Voilà donc ce petit script :

#! /bin/sh
# nom du fichier : replaceall.sh
# pas de SAUVEGARDE des fichiers faite par ce script.
find . -type f -name '*.html' -print | while read i
do
sed "s|$1|$2|g" $i > $i.tmp && mv $i.tmp $i
done

Enregistrer ce fichier, l’appeler par exemple replaceall, et enfin lui donner les droits d’exécution. Il suffit ensuite de le lancer à partir de la racine du site généré par Gramps :

$ ./replaceall Souche Arbre

Et voilà, en quelques secondes, chaque occurrence du mot Souche a été remplacé par le mot Arbre.

En savoir plus sur sed

On trouve pas mal de sites expliquant ou détaillant l’utilisation de sed, comme par exemple :
http://www.commentcamarche.net/faq/478-sed [fr]
http://sed.sourceforge.net/sedfaq.html [us]

Pour les plus motivés

Lisez la suite, ce sont les notes prises lors de mon « auto-formation ». Cela donne aussi un aperçu de la puissance de la ligne de commande.

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Kenna – Make sure they see my face

Kenna - Make sure they see my face J’ai découvert Kenna fin octobre, lors de l’émission One Shot Not de Manu Katché. Ce qu’il y a de bien dans cette émission, c’est que l’on voit un peu les coulissses, l’arrivée des musiciens, de courtes scènes prises pendant la réalisation de l’émission. Et Kenna y apparait comme un type très sympa, toujours à déconner, sensible et direct à la fois. Lui son groupe interprèteront deux morceaux, Say good bye to love et Out of control (state of emotion).

Deux bons morceaux qui m’ont incité à écouter puis à acheter l’album Make sure they see my face (littéralement, assure-toi qu’ils voient mon visage). J’aime bien la voix, assez puissante et par qui l’émotion passe, et  peut-être un peu moins la rythmique électronique trop boum-boum de temps en temps. Sinon, l’énergie est là, et tout cela donne une musique assez pêchue. Un autre très bon morceau de l’album est Sun red sky blue.

Kenna, né Kenna Zemedkun, est un musicien américain d’origine éthiopienne. Fils ainé d’une famille installé à Cincinnati dans l’Ohio, Kenna montre son intérêt à la musique à l’écoute du titre The Joshua Tree de U2. [Wikipedia]

Vente à la criée du lot 49 – Thomas Pynchon

Vente à la criée du lot 49 - Thomas Pynchon Le libraire de Puteaux me parlait l’autre jour de cet auteur avec enthousiasme, me montrant le gros pavé qu’il était en train de lire : « Contre-jour », le récit démarrant sur les traces des anarchistes de l’Ouest américain à la fin du XIXè siècle… que Thomes Pynchon, l’auteur, vivait caché depuis des années, pas de photos, pas d’interview à la presse… Je décidais tout de même de commencer plus petit, avec Vente à la criée du lot 49, deux cents pages en format poche.

Je crois que j’ai bien fait, je n’ai pas vraiment accroché. Une histoire pour le moins délirante, sans queue ni tête, bien écrit certes, mais bon…Tant qu’à écrire, autant y mettre un peu de contenu. Pourtant j’aime bien les histoire délirantes (je n’ai rien contre en tout cas), mais il me faut tout de même un sens, ou alors quelques passages remarquables. Allez, un seul ?

Tout se passe en Californie, sous le soleil. Les personnages sont tous délirants, prenant éventuellement du LSD comme le psychiatre (il deviendra fou) d’Oedipa (c’est son prénom), qui apprend qu’elle est nommée exécutrice testamentaire de son ex’ (richissime). A partir de là, plus rien n’est certain : découvre-t-elle des choses ? devient-elle folle ? n’est-ce pas son ex qui aurait préparé toute cette extragante histoire ? La dernière page tournée, vous n’en saurez guère plus !

Après un premier délire dont le sommet est une pièce de théâtre abracadabrantesque, le second parait pourtant prometteur : il existerait un système postal parrallèle à l’officiel, utilisé principalement par les minorités de la société (anarchistes, gays, exclus de tous genre, etc..). Et puis il y a ces timbres de collection qui après un examen attentif se révèlent tous porteurs d’un signe identifiant ce fameux système parralèle. J’ai cru que ça allait enfin partir sur quelque chose d’intéressant. Et puis non, la fin arrive et l’on peut tout supposer, et son contraire.

Sinon, c’est très bien écrit, l’auteur est doué pour ça, sans aucun doute. Il incruste dans l’histoire pas mal de références culturelles… mais au vu de l’histoire, il serait imprudent de les prendre comme vraies.
Un bon bouquin du même auteur doit certainement valoir le détour, il suffit de choisir le ou les bons. Pas sûr que celui-ci en fasse partie (j’espère que non en fait).

Thomas Pynchon est né le 8 mai 1937 aux États-Unis. Depuis les années 50, il vit dans l’anonymat le plus complet et refuse toute interview. Il est considéré par la critique américaine, comme l’un des romanciers les plus importants de sa génération.

Sociologie critique – Karl Marx

Karl Marx - Sociologie critique En voyant ce bouquin sur la table du libraire, je me suis dit qu’il était peut-être intéressant de lire Marx, en ces temps où la capitalisme semble rencontrer quelques problèmes « conceptuels ».

Il s’agit de textes de Karl Marx (1818-1883) : lettres, extraits de ses ouvrages, rassemblés par Maximilien Rubel, qui fut l’éditeur des Oeuvres de Marx dans la Pléiade.
De plus, c’est dans la collection Petite bibliothèque Payot, couverture souple en carton, très agréable en main, la perfection en livre de poche !

Bon, il faut pas mal se concentrer pour la lecture, c’est assez dense, et j’ai souvent dû relire plusieurs fois un paragraphe pour essayer de le comprendre. Et d’autres fois, je suis passé directement au suivant ! Mais du point de vue des idées, c’est remarquable, à chacun ensuite d’y réfléchir et d’en tirer ses propres conclusions. Mon bouquin est maintenant rempli de traits sur la marge pour repérer un texte qui m’a frappé !

Marx est indéniablement un grand personnage, très cultivé comme d’autres de ce siècle. Philosophie, histoire, théoricien.. Il va même jusqu’à apprendre le russe (il parle déjà plusieurs langues européennes) dans le simple but de mieux comprendre les idées d’auteurs russes. On imagine le personnage.

Tout ce que je sais, c’est que moi, je ne suis pas marxiste.
KARL MARX

C’est avec cette citation que démarre la première partie de l’ouvrage (la plus facile à lire), plus autobiographique, et composée principalement de lettres de Marx, souvent à Engels, mais aussi de deux documents intimes adressés à sa femme.
La première chose à retenir est donc de ne pas confondre l’homme et ses écrits avec ce que d’autres ont fait dans l’histoire sous le couvert d’un « marxisme » dont il ne se reconnaît pas lui-même. C’est le sens de la citation mise en exergue.

Et comme attendu, concernant la crise actuelle, ces textes écrits au XIXe siècle sont tout à fait pertinents. Continuer la lecture de Sociologie critique – Karl Marx

La (nouvelle) fracture numérique

Voici quelques informations du monde numérique, qui finalement font assez froid dans le dos, et ne laissent pas augurer d’un futur radieux sur la toile, c’est le moins que l’on puisse dire.

Si le logiciel libre permet d’être certain que le code utilisé ne comporte aucune chausse-trappe, la bataille se passe peut-être à un tout autre niveau, dans le firmware (dans les puces elles-mêmes). Espionnage, contrôle, tout devient possible. Bienvenue à Big Brother et à la paranoïa !

En France, c’est le projet Hadopi qui passe devant nos élus : le projet s’obstine dans une politique de répression plus révélatrice d’un état d’esprit conservateur que d’une réelle analyse de la situation. Et cela pourrait bien se retourner contre le pauvre citoyen lambda, car côté sécurité, la vie continue : les protections les plus sophistiquées sautent les unes après les autres, démontrant à l’occasion la stupidité de l’approche répressive de notre gouvernement.

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Ubuntu 8.10 – Intrepid Ibex

Ubunut Intrepid 8.10 est là La nouvelle version d’Ubuntu est disponible depuis le 30 octobre. Elle s’appelle Intrepid Ibex, version 8.10 (octobre 2008). Après Feisty, Gusty, Hardy, on continue donc de suivre l’alphabet pour nommer la version. Intrepid Ibex peut se traduire par Bouquetin Intrépide.

Pour info, la prochaine s’appelera Jaunty Jackalope : le Jackalope (enjoué ou pas) étant un animal imaginaire du folklore américain, un lièvre avec bois, comme un cerf. La traduction française soulève de gros débats… dans les faits, ce sera Jaunty 9.04, puisque l’usage veut que ce soit le qualificatif qui est utilisé nommer la version.

Voilà les nouveautés présentes dans Intrépid : Continuer la lecture de Ubuntu 8.10 – Intrepid Ibex

Broons – juillet

Je continue le tri des photos de l’été dernier. Après les vacances de juin, voilà quelques photos d’un week-end à Broons en juillet. Pas assez pour faire un album, mais en ce début d’hiver, c’est toujours sympa de se rappeler les beaux jours ensoleillés !

On commence par Dominique qui nous prépare des aubergines à l’huile d’Olive, samedi soir à l’heure de l’apéro :

aubergine à l'huile d'olive façon Dominique

La partie la plus compliquée de la recette consiste à ne pas oublier les aubergines sur le barbecue (l’apéro et l’alcool absorbé compliquant les choses). Par pure amitié, je me montrerai pas le résultat final.

Dimanche midi, toujours sous un beau soleil. Admirez la coiffure de Cocotte !

coiffure iroquoise

Au menu, poulet grillé, et cette fois, on les surveille de près :

poulet grillé

Enfin, gros plan sur mon nouveau tee-shirt. Vive la Bretagne !

BZH

Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…