Je viens de terminer le tome 1 des nouvelles de P.K. Dick. Voir un premier article ici.
Ce fût un véritable plaisir: les nouvelles, on se demande toujours si ce ne sera pas trop court, pas assez développé. Ph. K. Dick dit que cela évite de mettre en place un décor, de développer les personnages… On entre tout de suite de le coeur de l’histoire. C’est plus direct.
Comme je lis souvent le soir avant de dormir, c’est finalement très agréable de lire une nouvelle ou deux, et de refermer le livre en ayant terminé une histoire. Et le lendemain, on en commence une nouvelle.
Si dans ces histoires, il est souvent question de voyage spatial (science-fiction oblige), c’est bien souvent parce que la planète Terre est devenue inhabitable: soit ses ressources ont été épuisées, soit des guerres atomiques l’ont ravagée, et la ravagent encore pour de longues années.
Les hommes se tournent vers l’espace parce qu’il leur faudra un jour quitter la Terre. Pas mal pour l’époque.
Les sociétés (technologiques) sont bien souvent totalitaires, et la place de l’homme (sa liberté) en péril. Et bien sûr toujours cette réalité qui, par un petit détail va se fissurer tout à coup, laissant le champ libre à l’imagination.
J’ai beaucoup aimé L’heure du wub, Le monde qu’elle voulait, L’homme doré, et encore Les assiégés (P.K. Dick fera un roman plus tard sur le même thème, mais plus élaboré: Les clans de la lune alphane): sur une planète, des hommes se défendent depuis des années contre un agresseur inconnu. Ils finissent par découvrir que leur vaisseau spatial était en fait un navire hôpital, transportant des malades mentaux (schizos, paranos, etc…). La question se pose alors: sont-ils tous fous, et dans ce cas personne ne les a jamais attaqués ? c’est vrai que les ennemis ne laissent aucune trace… ou bien est-ce une ruse que ces ennemis ont élaboré pour les diviser ? Il va falloir trouver la réalité d’une manière irréfutable.
Je vais passer à des romans un peu moins imposants maintenant, histoire de faire une pause avant d’attaquer le tome 2 !
Autre articles sur le tome 1 & 2 :
Pendant que Martine et Blaise se balladent au Canada sur un traineau tiré par des chiens (c’était leur cadeau de mariage, pas le choix !), je me suis que c’était le moment de lire le livre qu’ils m’avaient filé.
Le premier m’avait été prêté par un copain l’année dernière, « vendu » comme un bon polar… J’avais été plutôt déçu: histoire improbable, personnages sans surprise: le héros est bon, riche, intelligent, il saura découvrir la vérité et retrouver sa femme, qu’il croyait morte depuis 8 ans, mais qui n’était pas morte en fait ! Elle avait volontairement disparu pour protéger les siens, mais c’est quand même elle qui envoie un mail à son mari pour donner signe de vie, le mettant ainsi en danger. Bien sûr, tout s’arrange à la fin.
L’histoire du second est encore plus improbable: Dieu et Lucifer envoient chacun « leur champion » sur terre pour voir qui est le plus fort. « Il a le charme du diable, Elle a la force des anges… » est-il écrit au dos du bouquin. Vous voyez le topo… La fille est belle et le gars, très beau également bien sûr, n’est finalement pas si méchant que ça, puisqu’ils se rencontrent (par hasard) et tombent amoureux l’un de l’autre.
J’en étais resté au 4ème roman de Bioy Casarès: « Le journal de la guerre au cochon ».
Dans un article récent intitulé