Deuxième biographie écrite par Michel Renouard que je lis, après celle de Joseph Conrad. De Lawrence d’Arabie, je ne connaissais pas grand-chose, si ce n’est le film réalisé par David Lean en 1962, où on le voit unifier les tribus arabes pour se battre contre l’empire ottoman pendant la première guerre mondiale.
Cela a donc été un plaisir de découvrir grâce au travail de Michel Renouard toute la complexité de Thomas Edward Lawrence, et surtout sa dimension… Même s’il était de petite taille et plutôt chétif, c’était un bourreau de travail (intellectuel comme manuel), et doté d’une grande résistance physique (grâce à sa volonté, entraînant son corps depuis longtemps à supporter la souffrance).
C’est d’abord un grand érudit, diplômé d’Oxford, passionné d’histoire, d’architecture (particulièrement les châteaux-forts), mais aussi de littérature : il écrira le célèbre « Les sept piliers de la sagesse», récit de ses aventures lors de la révolte arabe, mais se lancera aussi dans une traduction de L’Odyssée d’Homère.
C’est aussi un anti-conformiste, peu enclin à respecter le protocole, ce qui lui vaudra des inimitiés, mais aussi de solides amitiés, comme avec Churchill…
Mais le plus surprenant dans le personnage, c’est son « asexualité » : tout ce qui est physique semble le dégoûter, il est pur esprit, et son corps doit suivre sa volonté, ce qui lui sera bien utile dans le désert… Il peut vivre en véritable ascète. Il est néanmoins sensible à la beauté physique, homme ou femme, sans que cela implique quoique ce soit ; si l’on ajoute que l’amitié entre hommes est quelque chose d’assez commun dans les pays arabes, on désamorce assez facilement les rumeurs d’homosexualité.
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Un roman culte, comme le claironne le bandeau ? justifié par le chiffre de deux millions d’exemplaires vendus ? J’aurais du me méfier !
J’ai acheté ce livre à la
Après
J’avais bien aimé les deux autres romans que j’ai lu de cet auteur :
C’est en écoutant une émission sur France Culture que j’ai entendu parler de cet auteur considéré comme le créateur du roman noir américain, pionnier de la « hard-boiled school », soit « l’école des durs à cuire », en référence aux personnages violents et apparemment dépourvus de sensibilité qui fourmillent dans ses histoires ; cela changeait des Miss Marple ou Hercule Poirot !
Je connaissais le film des frères Coen, excellent, avec ce tueur en série réellement effrayant qui se ballade avec sa bouteille d’oxygène et son pistolet à tige utilisé dans les abattoirs ! Brrr, d’autant qu’il semble toujours avoir une longueur d’avance sur tous les autres…
Cadeau offert par des amis, après avoir lu de concert
Attention chef-d’œuvre !
En lisant la magnifique monographie