Auteur recommandé de façon assez enthousiaste par le libraire et une cliente, celle-ci venant chercher « Orgasme à Moscou », son dernier roman. Je répondis que j’attendrai le format poche, et le libraire me proposa alors sur celui-ci.
Le sujet de ce roman est assez délicat : c’est l’histoire, racontée à la première personne, de Max Schulz, né en Allemagne au début du XXème siècle. Quand le régime nazi arrive au pouvoir, il s’engage dans les SS par opportunisme, et participe au génocide du peuple juif. Puis, quand le vent tourne, grâce à un physique proche des caricatures antisémites de l’époque (nez crochu, etc…), il prend l’identité de son ami d’enfance (juif) qu’il a lui-même assassiné durant la guerre. Il se trouve ensuite en Terre promise, et combat pour l’indépendance de l’État d’Israël.
Le ton général du roman est à la caricature, la farce, et volontairement outrancier. L’auteur, juif allemand, ayant connu les ghettos, peut sans doute se le permettre. Il n’en reste pas moins vrai que plaisanter sur un tel sujet est loin d’être évident, et l’on se demande quel est le message (s’il y en a un), si ce n’est de braver la morale bien pensante qui interdit toute plaisanterie sur la Shoa. Maigre consolation…
Personnellement, je n’ai pas trop aimé : ni le ton, ni l’histoire abracadabrante, et encore moins la façon dont le narrateur d’adresse au lecteur. La blague devient vite très lourde, l’humour scatologique lasse, et la véritable Histoire passe complètement à la trappe.
Ce roman, écrit en 1969, fut d’abord publié aux États-Unis (1971) et longtemps refusé par les éditeurs allemands, puis finalement publié en 1977 par un petit éditeur. Il est publié en France en 2010. Vu le sujet abordé, et la manière de le traiter, on peut comprendre que les éditeurs allemands aient réfléchi à deux fois…
Edgar Hilsenrath est né en 1926 à Leipzig. Il est déporté dans le ghetto roumain de Mogilev-Podolsk en 1941. Libéré en 1944, il pat en Palestine, puis rejoint sa famille en France avant d’émigrer aux États-Unis. Son chef d’œuvre (et premier roman) est sans doute « Nuit », qui s’inspire de ses années de ghetto, mais sans doute très dérangeant, car décrivant l’homme réduit à l’état de bête.
Ça y est, j’ai enfin reçu le message m’indiquant que la mise à jour pour Android 5.1 (soit Lollipop) est disponible (ça faisait un petit bout de temps que j’attendais ce message, puisque dès l’achat du téléphone, en début d’année, il en était question) :
Recommandé par un client de la librairie comme un super bouquin, avec du suspense, du fond… Bon, si c’est pour le côté addictif de la lecture, vu que l’auteur nous ballade largement autant que faire se peut, et que l’on a hâte de connaître cette fameuse vérité, Ok. La construction du scénario est bien maîtrisée, encore qu’on finit tout de même par trouver le temps long, et le sentiment d’être le pigeon de l’histoire finit par l’emporter.
C’est le libraire qui m’as mis ce bouquin dans les mains, alors que lui expliquais que je cherchais des histoires qui avaient du sens. Cette fois il ne s’est pas trompé !
C’est Simon Leys dans son 
C’est en écoutant France Culture que j’ai entendu parler de ce roman (et de cet empereur romain). Réveillé un peu plus tôt que d’habitude (5h du mat’), j’allume la radio : c’était l’émission « Éloge du savoir » (c’est toujours fascinant d’écouter ces professeurs du collège de France discourir sur un sujet qu’ils maîtrisent complètement), en l’occurence une série de treize épisodes sur « L’empereur Hadrien et les cités grecques » (que j’ai podcasté mais pas encore écouté). Et on y mentionnait ce roman de Marguerite Yourcenar sur celui qui fût un empereur humaniste. Peut-être le fameux « philosophe roi » de Platon… ou alors un « despote éclairé » ? 😉
J’ai eu envie de voir ce film d’abord pour le sujet, puis aussi pour l’acteur Vincent Lindon, qui a reçu pour ce rôle le prix d’interprétation masculine au festival de Cannes 2015. Ce sera le seul prix pour ce film, malgré 8 nominations, et franchement ce n’est pas une surprise une fois sorti de la salle.
Troisième (et probablement dernier) roman de cet auteur que je lis : décidément, je ne suis vraiment pas fan de cet auteur ni de son style ; quant à l’histoire ici contée, on en apprend autant en lisant la page wikipedia des frangines Fox.