Livre pris dans le carton que m’a laissé ma frangine, et cette fois petite déception : si l’histoire est plaisante et dite sur un ton décalé (vu le sujet), on sent bien que l’auteur s’est amusé à écrire cette petite histoire qui contient tout de même quelques longueurs, et à l’issue rapidement prévisible.
Tout naît de la rencontre de deux personnages qui ont la malencontreuse idée de se suicider le même jour dans la même grange… Cet acte prévu dans la plus stricte intimité est de fait devenu impossible, et les deux hommes vont finalement se mettre en quête d’autres individus ayant pris la même décision qu’eux. Un groupe va finalement se former, un autocar sera trouvé, et la quête du meilleur endroit pour arriver à leurs fins tous ensemble leur fera traverser la Finlande, puis une partie de l’Europe.
Le roman commence ainsi :
Les plus redoutables ennemis des Finlandais sont la mélancolie, la tristesse, l’apathie. Une insondable lassitude plane sur ce malheureux peuple et le courbe depuis des milliers d’années sous son joug forçant son âme à la noirceur et à la gravité. Le poids du pessimisme est tel que beaucoup voient dans la mort le seul remède à leur angoisse. Le spleen est un adversaire plus impitoyable que l’Union Soviétique.
Mais les Finlandais sont une nation de guerriers. Ils ne capitulent pas. Ils se rebellent, encore et toujours, contre la tyrannie.
Le ton est donné, et l’on sourira à maintes reprises au long de cette fable tout de même sympathique. Mais sans plus.
Arto Paasilina (1942-2018) est un écrivain, journaliste et poète finlandais. Né dans un camion, en plein exode face aux forces soviétiques, il commence à travailler dès l’âge de treize ans, exerçant divers métiers. Il explique lui-même :
J’étais un garçon des forêts, travaillant la terre, le bois, la pêche, la chasse, toute cette culture que l’on retrouve dans mes livres. J’ai été flotteur de bois sur les rivières du nord, une sorte d’aristocratie de ces sans-domicile fixe, je suis passé d’un travail physique à journaliste, je suis allé de la forêt à la ville. Journaliste, j’ai écrit des milliers d’articles sérieux, c’est un bon entraînement pour écrire des choses plus intéressantes.
Son roman le plus célèbre est Le lièvre de Vatanen, que j’ai lu il y a bien longtemps. J’avais beaucoup aimé, c’est d’ailleurs l’histoire d’un homme qui fait le chemin inverse, quittant femme et boulot pour la nature.
Je continue de taper dans le carton de bouquins que m’a laissé ma frangine… Bonne pioche avec cette histoire vraie, au XVIIIème siècle, d’une expédition en « Arabie Heureuse » (actuel Yemen) organisé par le roi du Danemark.
Avec ce livre j’attaque un carton que m’a laissé ma sœur Dominique partie faire le tour du monde en bateau ! Elle a préparé une petite sélection de titres susceptibles de me plaire, et je lui garde son carton jusqu’à son retour…
Je viens d’achever ce recueil des nouvelles de Joseph Conrad : 1500 pages, 1,3 kg, ce qui ne rend pas la lecture facile (assis à une table, ou allongé avec le livre posé sur le ventre ?)… Quant à le transporter avec soi, mieux vaut oublier… Mais bon, c’est de loin la meilleure option pour lire toutes ses nouvelles, et je n’ai pas été déçu du contenu.
Avec un récit d’Ella Maillart, on n’est jamais déçu, rien de mieux pour se mettre en mode « voyage », ce que je ne vais pas tarder à faire, mais j’y reviendrai dans un futur article !
C’est en entendant le libraire conseiller ce bouquin à une cliente que je me suis laissé tenter. Il disait que les retours étaient bons, bonne histoire, etc…
En commençant ce livre, j’étais assez confiant puisque, étant fan de Simon Leys, un recueil de citations sélectionnées de sa main ne pouvait logiquement que me plaire…
J’ai voulu lire cette pièce de Molière car parfois je me demande si je ne suis pas moi-même misanthrope ! Sur ce point particulier, cette lecture ne m’a pas vraiment éclairé, Alceste (le misanthrope) étant plus proche de la caricature que d’autre chose, extrémiste dans ses idées et sans aucune volonté de s’améliorer ni de comprendre le point de vue des autres. Je n’en suis pas encore là ! 😉
Troisième et dernier tome, et donc après