Tous les articles par pascal

Saint-Lunaire – jeudi

Accéder à l'album C’est le premier janvier ! Après un footing le midi pour les plus courageux (Patrice ne sera donc pas là), rien de tel qu’une ballade en bord de mer pour se refaire une santé… dans le froid et le vent (il ne manquera que les embruns).
Puis retour aux Horizons, et jeux de société pour tout le monde avant la pièce de théâtre que nous ont préparé les enfants. Enfin, pour le dîner, Dominique nous préparera un délicieux pot-au-feu pour lequel il recevra des éloges fort mérités.

Le bal de la folie

l'affiche du spectaclePendant le séjour à Saint-Lunaire pour le réveillon, les enfants nous ont préparé une nouvelle  pièce de théâtre, intitulée « Le bal de la folie ». Probablement le suite de L’histoire oubliée, sans certitudes car l’histoire est complexe :

Le Roi est mourant, et par la faute d’une servante, la sorcière se trouve libérée. Elle prépare alors une potion magique grâce au livre de recettes magiques que le génie lui fournit… Lors du bal organisé en l’honneur du prince héritier, ce dernier boit la potion et devient… bizarre. Heureusement, le génie (dont le rôle est toujours aussi ambigu) arrive et le délivre du sort (le prince oublie de dire merci, ce qui est très grave). Il appelle alors Zarpo, son fidèle chevalier sans peur et sans parole. Ce dernier attrape la sorcière, mais celle-ci lui offre un bonbon ; la gourmandise étant un vilain défaut, Zarpo perd connaissance. Il faudra une dernière intervention du génie pour arranger tout cela : attraper la sorcière, rendre ses esprits à Zarpo (dont le comportement est devenu étrange), et même ressusciter le Roi (tant qu’on y est).

Merci à Philippe pour la vidéo.

Saint-Lunaire – mercredi

Accéder à l'album Mercredi, c’est-à-dire le 31 décembre. Ballade en bord de mer l’après-midi, dans un froid tenace, puis l’on rentre préparer le réveillon. Dominique va se déchaîner en cuisine. Puis minuit arrive, et la fête commence ; le temps de se souhaiter les voeux, les cotillons et les sarbacanes sortent des boites. L’ambiance monte, le champagne coule… et il fait toujours aussi froid dehors pour les malheureux fumeurs.

Saint-Lunaire – mardi

Accéder à l'album Le manoir des Horizons à Saint Lunaire nous accueille pour le réveillon de la nouvelle année. Une belle bâtisse, une belle région et une cuisine tout équipée qui fera le bonheur de tous. On peut même organiser un self-service pour les enfants, le bonheur… comme à la cantine !
Le décor est planté, ces 3 jours s’annoncent plutôt bien. Dominique se fera la main sur une palette de porc pour ce premier soir.

Noël à Rennes

Accéder à l'album Quelques photos du Noël à Rennes chez maman, où je retrouve Martine, Blaise et Eva. Remise des cadeaux, enfin pour ceux qui en ont : n’ayant rien trouvé pour maman, j’ai préféré remettre le cadeau à plus tard (l’occasion d’un mini-drame, elle le prendra plutôt mal). Après le repas, on va se ballader aux étangs d’Apigné, puis retour en ville pour voir les illuminations de la place de la mairie. Tout cela dans un froid de saison.

Zapata

Zapata est un chat qui aime s’asseoir auprès des plantes vertes (cela met la couleur de ses yeux en valeur) :

Zapata, l'ami des plantes vertes

Il aime également se désaltérer directement dans l’eau du vase (c’est son côté nature sauvage, il va au point d’eau le plus proche) :

Zapata a soif

Par contre, il apprécie modérément d’être photographié en permanence (à moins que ce ne soit l’eau qui lui fasse un drôle d’effet) :

Je peux avoir la paix ?

Upside down – Les Arctiques

Accéder à l'album Quelques photos de l’exposition temporaire « Upside down – Les Arctiques » qui se tenait également au musée des arts premiers.

Pour la première fois en Europe (dixit la brochure) l’ensemble des arts esquimaux, de l’Alaska à la Sibérie.  De tout petits objets finement sculptés (les nuits d’hiver sont lingues), mais aussi des masques très particuliers, pas vraiment sympathiques. L’exposition se passe dans un grand univers blanc (conçu par Doug Wheeler, artiste américain pionnier du mouvement « Light and Space »).

Le musée des arts premiers

Accéder à l'album Visite du musée des arts premiers dimanche dernier. Ou le musée du Quai Branly… ou encore « le musée de Chirac ». L’architecte a voulu que l’on entre par un longue rampe, avec un passage sombre, sorte de sas symbolique, avant d’être accueilli par un foule de statues.Le lieu est bien conçu, la ballade agréable avec de nombreux bancs incrustés dans les murs.
On y trouve donc des collections du monde entier : Océanie, Asie, Afrique et Amérique. Toutes les pièces sont très belles. J’ai privilégié les statues et sculptures, car elles sont mieux éclairées ! le flash est interdit, et elles sont déjà un peu sombre.
L’impression à la sortie, c’est la profusion d’objets. Il aurait fallu un espace plus grand, et il faut certainement plusieurs visites pour en apprécier toutes les splendeurs. On ne peut s’empêcher de penser à la manière dont ces oeuvres ont été acquises, l’histoire ne doit pas toujours être glorieuse. C’est un peu la caverne d’Ali-Baba…

Le modèle Wal-Mart

wall-mart logo Sous le titre Travailler plus pour gagner moins, par Gilles Biassette et Lysiane J. Baudu, un livre raconte l’histoire et le fonctionnement de Wal-Mart. Le livre a suscité un article dans le Canard de cette semaine, dans la très bonne rubrique Plouf!. Qui lui même a suscité cet article, car les informations qui y sont mentionnées éclairent d’un angle intéressant le fonctionnement de cette chaîne de supermarchés américains.

Un peu d’histoire d’abord : en 1962, Sam Walton ouvre une épicerie au fin fond de l’Arkansas. Aujourd’hui, l’épicerie est devenue une chaîne de supermarchés, et la plus grosse boite privée du monde. Elle laisse loin derrière elle les boites qui font souvent la Une : Microsoft, McDo, Nike, Coca-Cola… avec un chiffre d’affaire de 378 milliard de dollards, soit sept fois plus que celui de Microsoft. Le reste est à l’avenant : deux millions de salariés (plus gros employeur mondial), 4000 magasins aux 2tats-Unis, 3000 ailleurs dans le monde.

Quel est donc le secret de cette réussite fulgurante ? Wal-Mart offre les prix les plus-bas d’Amérique, inférieurs de 15% à ses concurrents. Et comment y arrive-t-il ?
D’abord en s’approvisionnant à l’étranger, là où les salaires sont les moins chers : 80% des articles vendus par Wal-Mart viennent de Chine (bonjour le tissu industriel local). Puis en utilisant intensivement les nouvelles technologies : informatique pour tracer en temps réel le produit scanne la caissière, satellites pour la gestion du flux des containers à travers le monde, etc.

Mais aussi en pressurant les salariés (euh, les « associés ») : emplois massivement partiels, salaires minimum, couverture sociale minimale, syndicats interdits, et flexibilité à outrance. Les magasins sont ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, et les associés sont fermement incités à accepter de travailler un week-end complet ou au moins un jour par semaine, d’être enfermé à clef dans l’entreprise en dehors des heures d’ouverture (ah bon, ils ferment de temps en temps quand même). A oublier les quarts d’heure de pause, de faire noter les heures supplémentaires…
Les associés en question se barrent évidemment dès qu’ils le peuvent. Wal-Mart a le plus gros « turnover » des Etats-Unis. Et c’est parfait : il n’y a pas de petites économies, autant de pris sur les primes (ancienneté, bonus, santé, vacances).

Comme le résument les auteurs du livre :

Henry Ford payait bien ses salariés pour qu’ils puissent s’acheter ses voitures, Wal-Mart paie mal les siens pour qu’ils soient obliger d’acheter ses produits.

Résumé de l’article : des salariés à temps partiel, mal payés, n’ayant pas les moyens de la ramener. Des prix écrasés pour que le gouvernement puisse dire voyez-votre-pouvoir-d’achat-ne-baisse-pas. Voilà le modèle dont rêve notre président auto-proclammé du pouvoir d’achat. Le travail du dimanche ne devrait être qu’un premier pas.

(le Canard enchaîné – mercredi 17 décembre 2008)

Le week-end – Bernhard Schlink

Le-week-end - Bernhard Schlink Enthousiasmé par « Le liseur », déçu par « Le noeud gordien », je me suis tout de même laissé tenté par ce dernier livre de Bernhard Schlink : « Le week-end ».

Le sujet est d’actualité, puisqu’il s’agit d’un membre de la Fraction Armée Rouge, libéré par le président de la République allemande. On a vu récemment en France la conséquence d’une simple déclaration à la presse de Jean-Marc Rouillan, ancien membre d’Action directe (rassurez-vous, ce n’est pas notre président de la République qui l’avait grâcié !). N’exprimant aucun regret, ce fût un retour direct à la case prison. Ça m’avait frappé, le fait que ce soit l’absence de regret qui finalement avait choqué le plus et motivé la sanction, immédiate et lourde. On veut bien pardonner, mais il faut quand même pas déconner : il nous faut des regrets !

C’est un peu le sujet du bouquin : Jörg va passer son premier week-end de liberté dans une maison à la campagne, où sa soeur a invité ses amis d’enfance. Son avocat est également présent, ainsi que Marko, membre d’un groupuscule révolutionnaire qui aimerait bien que Jörg les rejoigne. Le fils de Jörg, qui a toujours ignoré voir renié son père, arrivera un peu plus tard.

Et c’est toute la difficulté d’un tel passé, et d’un retour dans le monde vingt ans plus tard qui est abordé dans ce livre. Tout a changé, les amis d’enfance ont fait leurs vies, trouvé leur place dans la société, mis leurs idéaux dans leur poche, et le mouchoir par dessus. Jörg, lui, avait franchi le pas, était passé de l’autre côté : attentats, meurtres. Puis vingt ans en prison, largement le temps de réfléchir à ses actes.

Alors les langues vont se délier peu à peu, on apprendra qui a trahi Jörg lors de sa capture, mais c’est presque anecdotique. C’est surtout la difficulté d’exprimer ne serait-ce qu’une attitude rationnelle, avoir un avis raisonné après avoir participé à de tels actes, qui est traitée. Comment justifier ce que l’on a fait quand à cette époque on était en guerre contre la société, l’Etat ? Et peut-on réellement y revenir après la violation de ce qui est l’essence même de la société ? Que devient l’amitié ? Le pardon est-il souhaité, les regrets seulement possibles ? Que répondre aux questions posées sans se renier ou mentir ?

Bon bouquin, bien écrit, qui traite admirablement un sujet plus compliqué qu’il n’y parait. L’impression finale, en tout cas la mienne, c’est que le retour n’est guère possible.