Tous les articles par pascal

Brignogan

Accéder à l'album Vacances en Bretagne toujours, et ballade autour de Brignogan : belles maisons, menhir christianisé, plages de sable blanc, et partout les roches qui affleurent et donnent au coin un charme évident.

Vraiment un bel endroit où passer des vacances, ou encore mieux y habiter… pour les plus chanceux !

Migration d’Evolution à Thunderbird

thunderbird Dimanche dernier, pris d’une inspiration subite, je décidais de migrer d’Evolution (le client de messagerie par défaut d’Ubuntu) vers Thunderbird, de Mozilla. Initialement, j’avais conservé Evolution car il comportait un calendrier intégré; mais Thunderbird, grâce à l’extension Lightning, a comblé ce manque depuis longtemps. Et comme Evolution ne me convenait pas tout à fait, c’était le moment !

Tout s’est bien passé, mais cela a été un peu plus laborieux que prévu, notamment au niveau de l’intégration dans Ubuntu, ce qui m’a tout de même surpris. Beaucoup de gens venant de Windows connaissent Thunderbird, et peuvent potentiellement l’installer. Je m’attendais donc à quelque chose de plus simple. J’ai du me référer à plusieurs articles sur le web pour tout finaliser, voilà donc le résumé.

Continuer la lecture de Migration d’Evolution à Thunderbird →

Une photo sans fil avec Gimp

Toujours occupé à trier les photos de vacances, je tombe sur celle-ci dont j’aurai bien voulu supprimer le fil électrique :

avant transformation

Après quelques recherches sur internet, je trouve pas mal de tutoriels expliquant comment faire à l’aide de l’outil de clonage, en choisissant une brosse fuzzy (à bord doux) : le principe est de sélectionner une zone proche, puis de « tamponner » le fil électrique : mais le résultat est peu probant : sur un fond de ciel bleu comme celui-ci, légèrement dégradé, la trace se voit nettement. Il faudrait sans doute y passer des heures pour avoir un résultat probant.

Resynthetizer

Et puis je tombe sur un article parlant du plugin Resynthetizer : il supprime un objet encadré par l’outil de sélection et reconstitue le fond en se basant sur ce qui entoure l’objet. On peut ainsi facilement faire disparaître un poteau, une personne, et bien sûr un fil électrique.

Il faut d’abord installer ce plugin, par exemple en tapant dans une fenêtre de terminal :

 sudo aptitude install gimp-resynthesizer 

Ou en passant par la Logithèque Ubuntu : pour ce faire, il suffit de taper « apt://gimp-resynthesizer » dans la barre d’adresse de votre navigateur, une fenêtre s’ouvre :

lancement logitheque

Et vous permet d’installer le plugin en quelques minutes.

logitheque ubuntu

Utilisation

Ensuite, avec l’outil de sélection à main levée de Gimp (le « lasso »), je sélectionne la zone à supprimer :

sélection de la zone

Puis menu Filtre – Amélioration – Smart Remove selection :

Info
Depuis Gimp 2.8, il faut sélectionner Filtre – Amélioration – Heal Selection
le plugin Resynthetizer en action

Et le résultat est vraiment pas mal : si on sait qu’il y avait un fil, on peut distinguer quelques traces, mais sans un examen attentif, on ne voit rien :

après transformation

Source : cet article qui fournit un bel exemple de suppression d’un poteau et de deux personnes sur une piste de ski, en utilisant un calque.

Iliz-Koz

Accéder à l'album Vacances en Bretagne au mois de septembre dernier, et donc quelques albums à venir. Je retourne où je m’étais arrêté il y a deux ans, soit Brignogan, en plein pays Pagan, au cœur du Léon…

Première ballade à Iliz-Koz, nécropole médiévale ensevelie sous les sables pendant le petit âge glaciaire, vers le XVIème siècle. Le site ne manque pas de charme, et le gardien est prêt à tout vous raconter.

Pas très loin, il y a la chapelle St-Michel, très belle au milieu de son carré d’herbe verte. Tout cela se trouvant au nord de Plouguerneau, juste à côté de l’Aber Wrac’h.

La cité des jarres – Arnaldur Indridason

La cité des jarres - Arnaldur Indridason Et encore un roman policier, islandais cette fois. La première enquête de l’inspecteur Erlendur traduite en français, et grâce à laquelle l’écrivain Arnaldur reçu plusieurs prix.

L’intrigue est bien ficelée, et commence par un meurtre comme il se doit. Erlendur, la cinquantaine, en a vu d’autres. Divorcé depuis longtemps, il vit seul et s’inquiète pour sa fille, qui passe parfois le voir, mais vit en marge de la société. Et puis il y a cette douleur dans la poitrine qu’il ressent, et comme il fume clope sur clope, il s’interroge sans pour autant consulter.

Mais tout va s’arranger : Erlendur va remarquablement élucider l’enquête (orientée génétique), sa fille reprendra le droit chemin (il apprendra même qu’il va être grand-père), et la douleur dans la poitrine trouvera son origine dans le très mauvais matelas où il passe quelques unes de ses nuits (sinon, il dort dans le fauteuil tout habillé).

Espérons que lui aussi retrouve le droit chemin, arrête de manger de la « junk-food », réduise sa consommation de cigarettes, et prenne un peu plus soin de lui et de sa fille ! Bref, qu’il bosse moins… de toutes façons, le type était mort depuis la première page et ne valait pas tripette.

Arnaldur Indridason, est né en 1961 à Reykjavik (Islande). Diplomé en histoire, il a été journaliste et critique de cinéma, avant se mettre à écrire des romans policiers.

Catastrophes naturelles en Bretagne

Iliz Koz sera recouvert de sable au petit âge glaciaire C’est sur le site d’Iliz Koz (près de Plouguerneau – Finistère Nord) que j’ai vu cette liste, assez impressionnante, des catastrophes naturelles ayant eu lieu en Bretagne au cours des siècles.

Aux XVI, XVII et première moitié du XVIIIème siècles, l’Europe occidentale a vécu un refroidissement général appelé «le petit âge glaciaire». A tel point que tout le littoral fut ensablé, et que les habitants durent reculer à l’intérieur des terres. A Iliz Koz, c’est une nécropole médiévale qui a été ainsi découverte dans les années 1960 lorsque le propriétaire voulut y construire une maison.

Sur l’île de Batz, on peut voir une église ensablée : il s’agit du même phénomène météorologique.

Bref, voilà la liste en question :

  • 451 à 453 – Période de sécheresse dévastant la Bretagne du diocèse de Vannes coïncidant, en 456 avec une période de fortes pluies, ce qui fait considérer Saint Paterne comme remède contre la sécheresse.
  • 570 – Sur l’ouest, les pluies furent si importantes que les rivières débordèrent et causèrent les plus terribles ravages.
  • 709 – Le plateau continental bascule et la mer envahit la forêt de Scissy près de Saint-Malo. La pointe du Finistère s’écorne. La presqu’île du Four et du Chateau deviennent île. Plusieurs milliers de personnes disparaissent dans les eaux.
  • 763 – Le gel commence le 1” octobre et ne s’arrêtera que fin février.
  • 800 – Pluies diluviennes de l’automne 800 au printemps 801.
  • 872 – La neige couvre la Bretagne du 1er décembre au 21 mars 873.
  • 1030 – Des pluies diluviennes s’abattent sur la Bretagne jusqu’en 1033. Ni le blé, ni les fruits n’arrivèrent à maturité. Tout pourrissait. La famine était si importante et la mortalité si grande, que les vivants suffisaient à peine pour enterrer les morts. Mais, en 1033, la récolte de blé fut prodigieuse et surpassa de cinq fois une récolte normale.
  • 1114 – Terrible sécheresse en Bretagne.
  • 1115 – L’hiver fut si froid que la mer gela sur les côtes et dans la rade de Brest.
  • 1118 – Un grand tremblement de terre fit s’écrouler les édifices et coucha des forêts entières, comme celle de Vertou près de Nantes.
  • 1126 – L’híver ne s’arrêtera que fin mai. L’été fut si pluvieux que toutes les récoltes furent détruites. La famine et la peste firent de grands ravages.
  • 1172 – Raz-de-marée sans précédent. L’océan couvre la partie occidentale de l’évêché de Saint-Pol-de Léon. A Landerneau et à Morlaix, près de 1000 personnes sont emportées par les eaux.
  • 1175 à 1177 – Les intempéries furent telles que la disette s’installa pendant trois années.
  • 1205 à 1206 – Le froid fut si grand que de nombreux animaux périrent gelés.
  • 1253 – Durant l’hiver très rigoureux, les vignes périrent dans toute la Bretagne excepté celles de Nantes.
  • 1284 – Un ouragan bouleverse les forêts et détruit de très nombreuses habitations.
  • 1286 – Un tremblement de terre dura 40 jours. Les secousses se succédèrent nuit et jour, causant de très grands désastres.
  • 1386 – Le 5 novembre, tremblement de terre à Nantes.
  • 1387 – Le 28 mai, tremblement de terre d’une violence inouïe.
  • 1407 – L’hiver fut si froid que tous les arbres fruitiers éclatèrent.
  • 1528 à 1529 – Les intempéries provoquent une grande disette. La misère et les maladies décimèrent la population.
  • 1536 – La sécheresse sévit en Bretagne du printemps jusqu’en décembre.
  • 1540 – L’été commença en février et ne se termina qu’en octobre. En juin, la moisson battait son plein. En juillet on mangeait des raisins. En septembre, les vendanges étaient terminées.
  • 1608 – Hiver très rigoureux en Bretagne.
  • 1651 – De nombreuses chutes de grêle endommagent sérieusement les cultures, principalement dans la region de Rennes Epiniac et Piré/Sèche.
  • 1656 – Hiver très froid. Les cultures sont détruites en partie. Les maladies et un début de disette décíment la population.
  • 1666 – A la suite de l’arasement des talus, le sable de mer, poussé par une violente tempête, envahit à jamais, au cours d’une nuit, l’intérieur des terres et couvre d’une couche de 20 pieds, le sol des campagnes fertíles s’étendant de Saint-Pol-de-Léon à Brignogan.
  • 1703 – Le 26 novembre, un ouragan s’abat sur l’ouest de la Bretagne, puis sur le sud de l’Angleterre avec des vents de l’ordre de 180 à 190 Km/h. De nombreux dégâts sont occasionnés en mer et sur terre. Cet ouragan fait plus de 8000 victimes.
  • 1718 – Les 15 et 16 avril, de très violents orages se declenchent sur le Finistère. La foudre endommage de nombreux clochers en particulier dans la région de Saint-Pol-de-Léon.

Reconnaissance optique de caractères

Commençant à trier les photos de vacances, je tombe sur la première, prise sur le site d’Iliz Koz (« la vieille église » en breton) : celle d’un panneau listant les catastrophes naturelles en Bretagne depuis des siècles. Et il y en a eu : pluies diluviennes, tremblements de terre, sécheresse (si si !), la mer qui gèle ou pire qui recouvre les terres, ou encore l’été qui commence en février. Cette dernière est-elle vraiment une catastrophe d’ailleurs ?

Pourquoi ne pas en faire un article sur le blog me dis-je ? et plutôt que tout taper à la main, essayer une reconnaissance optique de caractères (ROC ou OCR en anglais) à partir de la photo… N’ayant jamais eu à faire cela, je pars donc de la page consacrée à ce sujet sur la documentation française d’Ubuntu, très bien faite comme toujours. Les premiers logiciels indiqués sont logiquement ceux de scan.

Info
Janvier 2023 :
Depuis ce premier essai, de l’eau a coulé sous les ponts !
Voir cet article pour une meilleure expérience de la reconnaissance de caractère ! 😎

Logiciel de scan

En partant directement de ma photo, et en utilisant scan2pdf, le résultat n’est pas fameux. D’accord, mon image non plus… Après un peu de transformation de celle-ci avec Gimp (passage en noir et blanc, puis abaissement du seuil), j’obtiens quelque chose de beaucoup plus lisible. Cela va-t-il marcher ? seconde tentative toujours avec gscan2pdf, mais le résultat toujours aussi mauvais :

Solution Web

Vu le résultat avec les logiciels de scan (j’aurai pu en tester d’autres, comme toujours sous Linux, il y a pléthore), je préfère alors m’orienter alors vers une solution web, Free OCR en l’occurence. Vous pouvez lire cet article qui liste six solutions orientées web. Cette fois le résultat est tout à fait correct, même s’il y a quelques corrections à apporter :

résultat avec Free OCR

Voilà, le prochain article, ce sera donc les catastrophes naturelles en Bretagne au cours des siècles !

Un héros de notre temps – Lermontov

Un héros de notre temps - Lermontov Apparemment, ce roman n’est disponible qu’en édition bilingue (cette édition comme celle de Folio), alors il faudra prendre l’habitude au tournant de chaque page, de rester sur celle de droite. On s’y fait vite, et on a le sentiment d’avancer à grands pas !

Lermontov, surnommé « le poète du Caucase » nous livre ici son seul roman. Il faut dire qu’il mourra jeune (26 ans), au cours d’un duel, tout comme Pouchkine dont il était un fervent admirateur. C’est d’ailleurs suite à la mort de ce dernier qu’il publie un poème (« La mort du poète ») adressé au tsar Nicolas 1er : celui-ci le trouvera trop impertinent, et Lermontov sera envoyé dans le Caucase comme officier des dragons…

« Un héros de notre temps » est magnifiquement écrit, dans un style très fluide, et j’ai éprouvé un réel plaisir à le lire. Le personnage central, Petchorine, est un homme cynique, indifférent aux autres, méprisant le bonheur comme la mort. Malgré tout, il n’est pas antipathique pour autant, car d’une lucidité terrible envers lui-même comme envers les autres.

Voici ce que dit Lermontov dans la préface :

Le héros de notre temps, chers messieurs, est en effet un portrait, mais pas celui d’un seul homme : c’est un portrait composé des vices de toute notre génération, dans leur plein épanouissement. Vous me direz encore une fois que l’homme de peut être aussi mauvais, mais je vous demanderai, si vous avez cru à la vraisemblance de tous les scélérats tragiques et romantiques, pourquoi vous ne croyez pas à la réalité de Petchorine. Si vous avez admiré des inventions bien plus terribles et plus monstrueuses, pourquoi ce caractère, même en tant que fiction, ne trouve-t-il pas grâce à vos yeux ? Ne serait-ce as qu’il y a en lui plus de vérité que vous ne le souhaiteriez ?…
Vous direz que la morale n’y gagne rien… Pardonnez-moi. On a assez nourri les gens de douceurs ; ils en ont eu l’estomac gâté : il faut des remèdes amers, des vérités mordantes. Mais n’allez pas croire cependant, après cela, que l’auteur de ce livre ait jamais eu le rêve orgueilleux de se faire le correcteur des vices humains. Dieu le garde d’une pareille naïveté ! Il s’est simplement amusé à peindre l’homme contemporain, tel qu’il le comprend et, pour son malheur et pour le vôtre, tel qu’il l’a trop souvent rencontré. Que la maladie soit désignée, c’est bien assez ; quant au moyen de la soigner, Dieu seul le connaît !

Que dire de plus ? lisez ce livre, et regardez nos contemporains : la situation ne s’est pas améliorée me semble-t-il…

Mikhaïl Lermontov (1814-1841), a eu une vie courte et mouvementée, alternant actes de bravoure et blagues de potache. Il meurt au cours d’un duel, dans des conditions très similaires à celle du duel auquel participe Petchorine dans ce roman (mais Petchorine gagne le duel). Sa mort aurait été commentée en ces termes par le Tsar: « Une mort de chien pour un chien. »