Archives de catégorie : Société

Le bouton « J’aime » de Facebook

I dislike Facebook En guise de préambule, je précise que je n’ai pas de compte Facebook, peu convaincu des besoins de ce genre de réseau social (je reconnais volontiers ici un problème générationnel ;-)), mais surtout pour des raisons de protection des données personnelles.

Ensuite, chacun est libre de l’utiliser, le problème serait plutôt d’être conscient de ce que l’on fait et des conséquences, ce qui nécessite un minimum d’attention et de démarche personnelle. Étape que l’on a tendance à négliger, il faut le reconnaître. C’est si facile de cliquer…

Voilà donc un petit résumé de ce que j’ai lu et compris, ainsi qu’une solution simple pour se protéger.

Pour revenir aux réseaux sociaux, sachez que d’autres solutions sont en cours de réalisation comme diaspora (créé par quatre jeunes étudiants américains, en version alpha) ou movim (projet français, mais qui ne semble pas vraiment avancer), et d’autres encore… Ces projets sont réalisés sous licence libre, et permettront espérons-le d’avoir un réseau social sur lequel vous aurez tout le contrôle nécessaire.

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France Culture en Seine-St-Denis

France Culture en Seine-St-Denis Vendredi dernier, France Culture se déplaçait en Seine-St-Denis pour toute la journée, l’occasion de parler de la banlieue et d’en rendre une image différente que celle trop souvent caricaturale des grands médias.

L’émission « Les Matins » se déroulait depuis le lycée Suger à St-Denis. Et pour l’occasion, les chroniqueurs étaient lié à la région; en particulier Ami Karim, slameur, qui avait donc préparé un texte de quatre minutes qui m’a beaucoup plu. Alors le voici, ouvrez vos oreilles, et partez « de l’autre côté du périphérique » :

Slam d’Ami Karim

La lutte des classes et l’enjeu des retraites

Voilà deux vidéos avec Franck Lepage et Gaël Tanguy nous expliquant d’une manière drôle une autre vision de l’enjeu des retraites… Amusant et éducatif, car si on a bien entendu la vision de droite sur ce problème (la propriété lucrative, le capital, le financement), la vision de gauche (la propriété collective, la protection sociale, la lutte) n’a pas eu autant de place dans nos médias. Relire Marx au cas où…

Si vous préférez une approche plus sérieuse, vous pouvez aussi écouter l’économiste Bernard Friot, auquel se réfèrent nos deux humoristes, dans les trois vidéos suivantes :

L’enjeu des retraites n’est pas simplement financier, mais bien idéologique. Les droits des travailleurs se sont historiquement obtenus par la lutte. La fameuse lutte des classes, dont Warren Buffet, le milliardaire américain déclare :

La lutte des classes existe, et c’est la mienne qui est en train de la remporter.

On peut lire aussi sur le site du Monde l’interview de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues, qui font cette remarque :

Les classes moyennes sont dans l’entre-deux social, au-dessus de leur tête, la classe dominante, et en dessous de leurs pieds, les classes populaires. Elles se caractérisent par un individualisme que l’on peut qualifier de positif, avec l’injonction pour les individus de se réaliser, de réussir, alors que dans les classes dominantes, nous parlons de « collectivisme pratique », c’est-à-dire de solidarités, de partage du gâteau dans l’intérêt de la classe.

Tandis que dans les classes populaires, dans la France d’aujourd’hui, nous parlons de « désaffiliation » et d' »individualisme négatif » dans la mesure où la désindustrialisation a fait perdre aux ouvriers leur capital industriel, avec les usines, le travail manuel qui donne beaucoup de fierté, qui donne une identité, et leur capital syndical et politique.

Il ne demeure dans la France d’aujourd’hui qu’une seule classe sociale au sens marxiste du terme, et c’est de la classe dominante qu’il s’agit.

La classe dominante est parfaitement organisée et défend becs et ongles ses privilèges. Et si les classes populaires ne font pas de même, elles se feront avoir. Malheureusement, ça marche comme ça.

Les vidéos

La réforme des retraites (extrait) :

Le travail (le spectacle complet) :

L’été sera (fa)chaud

Le Canard enchaîné - mercredi 11 août 2010 Je ne fais pas souvent d’articles directement sur la politique gouvernementale (à part les dessins du Canard !), mais je dois dire que là, durant ce joli mois d’août, on est en droit de se poser des questions.

Nous sommes en démocratie, et si 52% des votants ont choisi Nicolas Sarkozy lors de la dernière élection, c’est leur droit le plus strict. Au pire, cela démontre les limites de celle-ci, et si l’on relit Progaganda, souligne la main-mise des partis politiques (entre autres) pour limiter le choix de l’électeur à une poignée d’individus alors qu’en principe le choix devrait être des plus vastes, et potentiellement la manipulation de l’opinion publique…

De même, notre Président prend les décisions qu’il souhaite, c’est son rôle et sa fonction. Les choix économiques, le rôle de l’État et son financement, la sécurité, la justice, la politique étrangère, sont assumés et en droite ligne avec la ligne politique à laquelle il appartient. Pour ceux qui avaient cru aux belles promesses, qu’il allait suffire de travailler plus pour gagner plus, c’est une bonne leçon. « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », disait Charles Pasqua… ou était-ce ce barbier qui avait écrit sur sa porte « Demain, on rase gratis » ? on attribue tant de grandes phrases aux hommes politiques…

Toujours est-il que les dernières déclaration de notre Président relèvent nettement d’une stratégie politique de bas étage, bien loin de celles que l’on est en droit d’attendre d’un homme occupant la plus haute fonction de l’État. Sans détailler le catalogue de ses déclarations ou celles de ses porte-flingues, on trouve la stigmatisation des minorités, chose qu’il affectionne manifestement, mais qui a atteint ces jours-ci des sommets sécuritaires avec l’expulsion des Roms ; l’assimilation d’une politique d’immigration ratée et de la délinquance vaut aussi son pesant d’or. Tiens, il a aussi assimilé les gitans et les Roms : c’est peut-être la simplification qu’il affectionne en fait.

Gandhi, qui a été avocat, disait dans son autobiographie :

Étudiant, j’avais entendu dire que métier d’homme de loi et métier de menteur était une seule et même chose. Mais cet aphorisme ne réussit pas à m’impressionner, car je n’avais nulle intention de me faire une situation ou de m’enrichir à coup de mensonges.

Et un peu plus loin il ajoute :

Que le lecteur, pourtant, n’oublie pas que le respect même de la vérité dans l’exercice de cette profession ne saurait la guérir du défaut foncier qui la vicie.

Pour résumer, notre président de la république n’est manifestement pas à la hauteur de sa tâche. Cela me rappelle furieusement le principe de Peter… le problème, c’est que selon ce principe, les hiérarques incompétents sont indéboulonnables ! Et le pire dans tout ça, c’est que les prochaines élections étant dans deux ans, ça laisse le temps de faire beaucoup de dégâts dans la société…

Et pour ceux qui veulent un peu connaître ce peuple méconnu que sont les Roms, vous pouvez lire Zoli, de Colum McCann. Une belle et dure histoire à travers le siècle et l’Europe.

Les variétés et l’abêtissement

Mauriac et Cie - France Culture Entendu vendredi dernier sur France Culture, dans « Les matins d’été », juste avant le journal de 8H : en partenariat avec l’INA, retour sur « 36 chandelles », la fameuse émission de variété animée par Jean Nohain.

Serge Toubiana prête sa voix à Hervé Bazin, qui en fait une « analyse constructive » dans France Observateur (le futur Nouvel Observateur) :

Un phénomène de psychologie sociale profondément attristant… un homme intelligent et cultivé, à l’aise dans la niaiserie, mais sincère puisqu’il ne méprise pas la bêtise (en tout homme cultivé, même intellectuel, il y a un imbécile qui sommeille)… vulgaire sans vulgarité mais avec finesse… faisant avec bonhommie et sans cynisme le jeu de la sottise petite-bourgeoise…

A déguster !

[audio:https://wordpress.pled.fr/wp-content/uploads/2010/08/Bazin-Nohain.mp3]