
« Le canard enchaîné » – mercredi 26 septembre 2012

« Le canard enchaîné » – mercredi 26 septembre 2012

« Le canard enchaîné » – mercredi 12 Septembre 2012

« Le canard enchaîné » – mercredi 22 août 2012
C’est en lisant le Canard enchaîné cette semaine que j’ai entendu parler de cette émission reportage sur France 5. La première d’une série de six est passée jeudi dernier, mais grâce au site Pluzz.fr j’ai pu la voir. Pour les suivantes, c’est donc le jeudi soir sur France 5.
L’idée est simple : partir d’un endroit sans rien (et donc nus) et arriver à un but défini au préalable. Ce sont deux étudiants de l’Insa, Nans et Mouts, qui le font et le filment, à la façon de « j’irai dormir chez vous ».
Pour ce premier épisode, départ de la baie de Somme avec comme but du voyage d’aller faire du tandem en Hollande.
Et c’est là que ça devient vraiment intéressant, avec tous ces gens qu’ils croisent et qui leur donnent qui un caleçon, qui un vieux vélo, leur offrent un repas ou l’hospitalité, etc… C’est vraiment un autre monde que celui que l’on nous montre au quotidien, et c’est terriblement rafraîchissant. Ils vivront du troc, de la solidarité, de la générosité des gens qu’ils vont croiser. À chaque fois, ils mettent un point d’honneur à ce que ce soit toujours un échange.
Vivement jeudi pour le prochain épisode ! Et si vous voulez l’enregistrer à partir du site Pluzz.fr, voir cet article.
L’émission belge puis devenue franco-belge est de retour sur France 3 depuis début juillet. Mine de rien, c’est la 20ème saison de ce magazine documentaire.
D’après ses créateurs, elle a pour but de traiter des sujets « pris dans les faits de société ». Les gens filmés sont des gens tout ce qu’il y a de normal, mais ce qui est vraiment différent, c’est l’absence total de commentaires journalistiques. Seule la caméra tourne, les personnages semblent s’y être habitués et n’y portent plus aucune attention. C’est là tout l’intérêt de cette formule. Une plongée dans le monde réel parfois redoutable.
L’émission passe tous les lundis soir après Soir3. On peut aussi la retrouver sur le site Pluzz.fr pendant une semaine.
Et si vous préférez la visionner plus tard, il existe un petit script sous Linux que vous pouvez trouver ici.
L’installation se fait en 3 commandes :
sudo add-apt-repository ppa:chaoswizard/tvdownloader
sudo apt-get update
sudo apt-get install pluzzdl
Il ne vous reste plus qu’à lancer la commande suivante lorsque l’émission est disponible sur le site Pluzz :
pluzzdl http://www.pluzz.fr/strip-tease.html
Le fichier récupréré sera au format Flash (flv). Pour le visionner sur la télé, il ne reste plus qu’à le transcoder en .AVI avec Arista par exemple.

« Le Canard enchaîné » – mercredi 04 juillet 2012
Voilà une vidéo un peu longue (46 min) mais passionnante, à propos de la crise économique. Il s’agit d’une conférence/débat à la fonderie Kugler, en Suisse, avec deux intervenants : l’économiste Myret Zaki, et un professeur de droit, Étienne Chouard.
Je ne sais pas si vous vous souvenez d’Étienne Chouard.
À l’époque du référendum sur la constitution européenne, son analyse était la suivante :
On assiste donc à une confusion des pouvoirs dans les mains d’un exécutif (Conseil + Commission) largement irresponsable, et à une absence quasi totale de contre pouvoir face à cet exécutif tout puissant dont le moindre règlement a pourtant une valeur supérieure à toutes les Constitutions nationales des pays membres. Un immense pouvoir donc, sans contre pouvoir. On se demande si le « Parlement » européen ne mérite pas des guillemets : il semble être mis là pour faire illusion, pour donner l’apparence de la démocratie, mais il est privé en réalité d’une large part de ses prérogatives traditionnelles fondamentales.
Il avait fait beaucoup parler de lui… et emporté mon vote ! Les 5 points qu’il soulevait étaient :
Dans la vidéo ci-dessus, Myret Zaki explique d’abord la crise économique (dette, US et UK, marchés, spéculateurs, CDS, l’Europe, la Grèce, etc…), puis Étienne Chouard va nous rappeler ce qu’est la monnaie, et comment les États se sont vus interdire d’emprunter à leur banque centrale (sans intérêt) mais aux banques privées (avec intérêts).
Pour cela, en France, nous pouvons remercier Pompidou, ancien directeur de la banque Rothschild, à laquelle la France fit ses premiers emprunts. On commence à voir la mécanique se mettre en marche (c’est la même chose partout, Pompidou n’est pas une exception).
Ajoutez à cela que la Constitution, puisqu’elle est écrite par nos élus, ne peut nous défendre (nous le peuple) comme elle est censée le faire, et vous allez commencer à voir l’ensemble du «système». Et si le peuple en fait les frais, d’autres s’en arrangent très bien.
En quelques mots : l’État est créé pour nous protéger (sinon c’est la jungle). Puis nous élisons des représentants pour gouverner, ils deviennent le pouvoir. Au-dessus de ceux-ci est la Constitution, chargée de nous protéger des abus du pouvoir. Montesquieu l’expliquait déjà :
La liberté politique ne se trouve que dans les gouvernements modérés… Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.
Si ce sont nos élus qui écrivent la Constitution, alors nous avons un gros problème… Peut-on toujours parler de démocratie ? d’oligarchie certainement. Mais ce n’est qu’un aspect de sa démonstration. La démocratie grecque procédait par tirage au sort…
L’intervention d’Étienne Chouard commence à la 35ème minute, puis il y a des questions-réponses avec le public… mais toute la vidéo est intéressante et mérite d’y consacrer un peu de temps !
Si le sujet vous intéresse, voilà un conseil de lecture d’Étienne Chouard :
Il est actuellement épuisé, mais sera réédité en octobre 2012 selon mon libraire. Je l’ai donc commandé ! 😉

« Le Canard enchaîné » – mercredi 9 mai 2012
[vimeo 40577072]
« Là-bas si j’y suis » – France Inter
Fukushima, c’était il y a un an, le 11 mars 2011. Un reportage sur Arte intitulé « Enquête sur une supercatastrophe nucléaire » retraçait tout ce qui s’est passé dans la centrale au moment de la catastrophe, avis d’experts internationaux à l’appui, puis comment le gouvernement et Tepco ont géré la chose via les médias… Finalement, les deux parties du reportage sont aussi inquiétantes l’une que l’autre.
La première partie est donc consacrée à l’événement lui-même : tremblement de terre suivi d’un tsunami qui endommagent sévèrement la centrale. C’est le début d’une série moire : l’alimentation des réacteurs 1, 2 et 3 est interrompue. Quelques minutes plus tard, des masses d’eau emportent les réservoirs de fioul du groupe électrogène. C’est le black-out complet dans la centrale. Une heure plus tard, c’est le circuit de refroidissement des réacteurs 1 et 2 qui est défaillant. La supercatastrophe est inéluctable, plus rien ne peut l’arrêter.
Que l’on se retrouve sans eau ni électricité sur ce type de centrale était inimaginable.
Ensuite, ce ne sera plus qu’une course pour empêcher que la catastrophe ne devienne encore plus grave… Mais comme le dit Wolfgang Kromp de l’Institut des sciences de la sécurité et des risques nucléaires :
L’erreur fatale, c’est d’installer une centrale nucléaire sur une faille sismique. […] La politique nucléaire du Japon est irresponsable.
La deuxième partie porte sur le traitement médiatique, les explications fournies par Tepco ou le gouvernement, toujours pour rassurer et dédramatiser, quitte à nier l’évidence. Les journalistes ne respectant pas cette ligne seront systématiquement écartés. À l’international, le lobby nucléaire (Areva, General Electric, Westinghouse) œuvre dans le même sens. On peut parler d’un complexe médiatico-nucléaire.
Un bel exemple de manipulation médiatique en tout cas. Mais si les médias préfèrent minimiser le problème, c’est le contraire que nous apprend ce reportage. Le Japon est bel et bien passé tout près d’une catastrophe qui l’aurait littéralement coupé en deux.
Et si le pire n’est pas arrivé, les prochaines décennies pourraient voir venir de l’ordre d’un million de personnes atteintes de cancer…