Insiang est le premier film philippin à avoir été sélectionné au Festival de Cannes en 1978. Le film avait été tourné en huit jours dans le bidonville de Manille ! Ici il s’agit d’une version restaurée (numérisée 4K) et présentée à Cannes Classics en 2015.
C’est l’histoire d’Insiang, une belle jeune fille exploitée par sa mère, une véritable mégère. Cette dernière, après avoir chassé sa belle-famille de chez elle, ramène alors à domicile son dernier amant, Dado, un caïd du quartier qui pourrait être son fils ; Dado ne va pas tarder à vouloir séduire la jeune fille par tous les moyens.
Pour Insiang, il ne reste qu’une seule solution : s’enfuir avec son petit ami Bebot ! mais celui-ci en profite lâchement pour coucher avec elle… Puis c’est Dado qui va lui faire subir les derniers outrages. La vengeance d’Insiang sera terrible : puisque dans ce monde, il faut se montrer plus cruel que les autres, la belle va utiliser ses charmes pour l’assouvir, et ne fera pas de quartier !
Dès le début du film, on est saisi par l’ambiance du bidonville. La famille vit dans une pauvreté, une promiscuité, un niveau sonore qui nous happe totalement ; on se croirait presque dans un documentaire. Le quotidien du quartier est bien retranscrit, avec la petite épicerie où tout le monde passe, et devant laquelle les jeunes désœuvrés passent la journée en buvant de l’alcool… Puis le drame commence, et on se laisse séduire par les yeux de biche d’Insiang.
Un très bon film, avec une histoire forte, de bons acteurs, et dans un milieu social difficile et parfaitement rendu.
Je suis allé voir ce film sans avoir aucune information préalable, sur la simple proposition d’un ami. Je suis donc entré dans la salle sans à priori, ne connaissant ni le réalisateur, ni le sujet… rien de rien !
Raymond Depardon, je me disais que ça allait être passionnant, et vu le sujet un instantané de la population française, avec ses préoccupations du moment.
Je suis allé voir ce film un peu au hasard, après avoir tout de même vu la bande annonce… Ça avait l’air assez zen, se passant au Japon, ça m’a donné envie. Et je n’ai pas été déçu, c’est une belle histoire, au rythme lent, sans beaucoup de dialogues, aux paysages superbes, qui nous interroge sur nos vies et ce que nous en faisons.
J’avais entendu parler de ce projet de film (hélas non concrétisé) lors d’un reportage sur Arte à la mort de Jean Giraud alias Gir alias Moebius (voir cet
Un film qui se passe en Bretagne, réalisée par une bretonne qui s’appelle Breton, difficile de ne pas y aller !
Je ne peux que vous encourager à aller voir ce documentaire, j’y ai passé un très bon moment, et je n’étais manifestement pas le seul dans la salle : applaudissements à la fin de la projection, et de nombreux rires pendant. Jubilatoire !
Très déçu par ce documentaire, qui ne tient pas toutes ses promesses. Certes, on a droit à de très belles images d’animaux dans la nature (rien de très nouveau sur ce point), mais le reste ne suit pas : le cycle des saisons devrait être le fil rouge (sinon pourquoi le titre ?), mais il n’est pas perceptible, pas plus dans les images que dans les commentaires de la voix-off.
Je n’ai pas vraiment hésité quand j’ai vu ce film à l’affiche… Un documentaire qui s’attache à retracer la (trop courte) vie de
« Un rêve amazonien » est-il indiqué en haut de l’affiche… Il y est bien question de rêve, mais d’une sorte bien particulière, le rêve initiatique qui t’apprend qui tu es… Dès les premières images de ce film en noir et blanc, on est transporté dans un autre monde, au fin fond de l’Amazonie colombienne, et plus l’histoire va se dérouler, plus ce monde va nous paraître étrange…